| Le
19 novembre 1999, à l’initiative
du professeur Laurent Ntahuga, un groupe de neuf
personnes animées d’un sentiment
de contribution à la conservation de l’environnement
et surtout de sa réhabilitation après
cinq ans de crise, ont pris la décision
de créer une association de protection
des oiseaux dénommée : Association
Burundaise pour la protection des oiseaux, ABO
en sigle, dans le but d’améliorer
les conditions de l’environnement naturel,
notamment par l’étude et la sauvegarde
de la biodiversité et plus spécifiquement
celle des oiseaux, qui, de nos jours font l’objet
de toutes sortes de nuisances, contribuer à
la préservation et la réhabilitation
des écosystèmes et habitats naturels
en général, et ceux du monde des
oiseaux en particulier.
A cette occasion, l’Assemblée Constituante
a élu un comité exécutif
composé de 4 personnes pour un mandat de
3 ans renouvelable.
Pourquoi la protection des oiseaux?
La classe des oiseaux est une catégorie
d’êtres vivants qui a et qui continue
de bénéficier d’une attention
particulière et de recherches; les ornithologues
et les amateurs d’oiseaux fournissant régulièrement
des informations utiles. Les oiseaux sont le principal
indicateur de l’état environnemental.
Le Burundi est riche en espèces aviennes,
596 espèces ont été rapportées,
432 sont sédentaires, et 109 sont des migrateurs.
Les zones importantes de conservation des oiseaux
correspondent en grande partie aux aires protégées
qui sont des sites riches en ressources naturelles
(animales et végétales).
Le 8 avril 2000, l’ABO a été
agréée par le Ministère de
l’Intérieur par l’ordonnance
ministérielle n° 530/231. Après
l’agrément, les activités
ont démarré, surtout la sensibilisation
des jeunes dans les écoles secondaires
par le biais des clubs environnementaux et par
les médias à l’intention de
la population burundaise.
En 2001, le Ministère de la Jeunesse, des
Sport et de la Culture a accepté de disponibiliser
gratuitement pour l’ABO, un bureau dans
les enceintes du Musée vivant. Depuis juillet
2002, un volontaire a accepté de travailler
bénévolement les après midi
pour faciliter les contacts, la diffusion de l’information,
la réception de nouveaux membres et la
collecte des cotisations.
L’Assemblée Générale,
dans sa réunion du 24 mai 2003, portant
élection du Président, le professeur
Laurent Ntahuga a été reconduit
et a présenté le 26 juillet 2003
un nouveau comité exécutif qui a
été approuvé.
Grâce au financement de la WWF/EARPO, l’ABO
a loué un bureau sis 25, avenue de la Victoire
et a engagé un personnel permanent de 4
personnes depuis le mois d’août 2003.
Au mois de décembre 2003, l’Assemblée
Générale a adopté un règlement
d’ordre intérieur pour le bon fonctionnement
de l’association. Tenant compte du niveau
atteint par l’association et de la structure
des associations faisant partie du réseau
Birdlife, l’Assemblée Générale
de l’ABO a décidé le 9 mai
2004, la création d’un Conseil de
Coordination composé de 9 personnes et
l’élection de ses membres. Il fonctionnera
comme un conseil d’administration pour le
contrôle général des activités
de l’association dont la gestion quotidienne
est du ressort du Bureau de Coordination en remplacement
du Comité Exécutif.
A ce jour, l’ABO s’est dotée
des structures adéquates lui permettant
de fonctionner de la manière la plus efficace
et la plus transparente afin d’atteindre
ses objectifs globaux de conservation de la nature
au Burundi.
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