L'ABO
a mis en place et encadre des clubs
environnementaux dans certaines écoles
secondaires de Bujumbura, pour une
éducation et une sensibilisation
de la jeunesse aux principes de conservation
de la nature en général,
et à la conservation des oiseaux
en particulier.
A titre d'exemple, nous pouvons citer
le club écologique PRO-NATURE
du Lycée Municipal de ROHERO.
Le Club Pro-Nature
En Avril 2001, après l’abattage
des arbres qui entouraient le lycée,
les élèves de 11ème
année du Lycée municipal
de Rohero à Buju- |
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mbura,
la capitale, ont décidé
de créer un club écologique
dont la mission est d’informer
les autres lycéens et le public
des conséquences de la destruction
de l’environnement. Sous l’encadrement
de leurs professeurs de Biologie,
de Chimie et de Géographie(qui
sont pour la plupart des membres actifs
de l’Association Burundaise
pour la protection des Oiseaux, le
Club PRO-NATURE a été
créé et a été
rapidement reconnu par la direction
du Lycée.
Le club s’est assigné
un programme de travail dont les principaux
éléments sont les suivants
: |
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-
organiser
des exposés et des expositions
sur des thèmes écologiques
-
organiser
des sorties sur le terrain pour admirer
la nature
-
obtenir
des informations auprès des institutions
et des spécialistes en ce qui
concerne les menaces qui pèsent
actuellement sur l’environnement
et les mettre à la disposition
des membres
-
échanger
des idées et l’expérience
acquise avec les clubs d’autres
lycées de la capitale.
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Le club PRO-NATURE
est présidé par Richard HAVYARIMANA,
un jeune élève dynamique, secondés
par NKEZIMANA Yves, vice-président
et KARIBWAMI Inès Gloria, trésorière.
Le président de PRO-NATURE est membre
de l’ABO, ce qui lui donne accès
à l’information sur la conservation
des oiseaux, un sujet qui intéresse
beaucoup les élèves.
Le club compte maintenant une cinquantaine
de membres. Les élèves s’organisent
eux-mêmes en groupes de travail et ceux
du cycle supérieur, |
déjà plus
expérimentés, encadrent les plus jeunes.
Plusieurs thèmes sont régulièrement
débattus en rapport avec la conservation
de la diversité biologique, la pollution
de l’eau, de l’air et le déboisement.
Les sorties sont souvent effectuées
aux alentours du lycée, puis le long de
la rivière Muha où les élèves
observent les conséquences de l’abattage
des arbres le long des berges, à savoir
l’érosion du sol et les glissements
de terrain qui modifient la taille du lit de la
rivière et contraignent les chauve-souris
et les oiseaux à l’exil.
Le club a été l’hôte
d’un exposé par un spécialiste
du réchauffement climatique, qui a parlé
aux élèves des précautions
à prendre pour éviter d’aggraver
la situation actuelle.
Avec l’appui de l’ABO, le club prévoit
de créer un réseau fonctionnel des
clubs écologiques avec trois autres lycées
de la capitale, de publier des articles dans des
revues appropriées, d’organiser des
sketches, d’écrire des chansons et
d’organiser un concours de dessin sur le
thème de la conservation de la nature.
Certains des problèmes auxquels le club
fait face incluent l’insécurité
dans le pays qui limite les visites de terrain,
le manque de moyens de communication comme un
bulletin d’information et des ressources
financières limitées.
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